La flotte du patrimoine français à l’abordage !

Ils se nomment L’Hermione, l’Etoile et la Belle Poule, La Recouvrance, Marité, l’Etoile de France, ou encore le Pen Duick : mais qu’ont-ils en commun, tous ces navires aux noms d’exception ? Tous sont les dignes représentants d’un patrimoine maritime français bien vivant qui prend encore la mer, parfois au quotidien. 

Certains reviennent de loin…

Comme l’Hermione, auraient pu ne jamais voir le jour : 

Saviez-vous que la réplique de la frégate jadis commandée par La Fayette n’aurait pas pu naître si nos voisins anglo-saxons n’en avaient pas gardé les plans ? A l’époque de La Fayette, ce type de bateau, à la fois agile et rapide, faisait la jalousie des flottes anglaises, qui se sont empressées d’en voler quelques-uns pour en relever les plans…. Que les Français ont pu récupérer des siècles plus tard, les animosités passées étant bien effacées.

 

 

 

 

 Idem pour les goélettes jumelles La Belle Poule et l’Etoile, les voiliers phares de l’Ecole navale : alors que l’école navale se sépare de son dernier voilier-école, en 1930, on considère que la formation des élèves officiers doit désormais se faire sur des bateaux à moteur, pour se mettre à l’heure des temps modernes. Un triste choix que certains regrettent, martelant l’importance de la navigation à la voile dans l’apprentissage et l’appréhension de la mer et de ses caprices. A force d’insister, on décide alors de faire construire deux voiliers à la fois légers, maniables et capables d’affronter les coups de grain fréquents de la mer d’Iroise.

 

 

 

Le premier Pen Duick du nom, construit en 1898 par un chantier Irlandais, sur les plans de l’architecte écossais William Fife III, s’appelait originellement le Yum, puis Cora V, Butterfly, avant de prendre son nom actuel, Pen Duick, qui signifie « petite tête noire », nom donné par la famille Lebec à Nantes en référence à la mésange noire. Acquis par Guy Tabarly, père d’Eric Tabarly, en 1938, le Pen Duick accompagne le célèbre navigateur dans ses premiers pas marins : le bateau a pourtant bien failli servir à ravitailler les autorités en plomb à l'orée de la Seconde Guerre Mondiale ! Les Tabarly le sauveront du démantèlement en martelant que sa quille était en fonte.