L’Armada des canots traditionnels

Ce ballet d’embarcations traditionnelles est particulièrement coloré : on y retrouve chaloupes, baleiniers au tiers, qui tutoient joyeusement les voiles latines. Tous ont été conçus pour des tâches spécifiques et leurs lignes et voilures se déclinent selon les régions du monde. Le sardinier est, par exemple, un emblème des ports de Douarnenez, de Concarneau et de l’île Tudy en Bretagne, qui a connu son heure de gloire vers la fin du XIXe siècle. Les baleiniers sont reconnaissables à leurs deux extrémités pointues, qui permettent de naviguer aisément d’un bout à l’autre de l’embarcation. Autres canots traditionnels qui animent le plan d’eau : les barquettes méditerranéennes, venues tout droit de Sète et de Marseille. Ce petit bateau emblématique des métiers de la mer est lui aussi pointu de la proue à la poupe. De construction réputée plus robuste que les canots, retrouvez également les chaloupes : dans l’ancienne marine, elles étaient les plus grosses embarcations à bord des vaisseaux, et étaient notamment capables de porter l’artillerie : à aviron ou gréées d’une voile au tiers, elles désignent, au Canada, des embarcations légères destinées à la pêche sportive.

 

Les canots présents : chaloupes, canots et baleinières au tiers, canots auriques, voiles latines colorées.