Les anciens voiliers de cabotage et de la grande pêche

Partout dans le monde, ces anciens voiliers de 18 à 30 mètres de long se consacraient au cabotage, c’est-à-dire à l’acheminement de marchandises ou de personnes sur de courtes distances. D’autres encore se vouaient, avec leurs équipages, à la grande pêche à la langouste, au thon, au hareng... Gabares, goélettes à huniers et grands cotres auriques parcouraient d’énormes distances pour récupérer et conserver ces précieuses denrées, et ce pendant des siècles. C’est par exemple le destin du Marité, un de ces voiliers qui ont fait de la grande pêche une spécialité dès 1924. En direction de Terre-Neuve, les morutiers venus, entre autres, du Portugal, d’Espagne, de France et d’Angleterre salaient la morue à bord. À partir de la Révolution industrielle du XIXe siècle, la plupart d’entre eux se parent de moteurs ou sont abandonnés au profit de bateaux à vapeur dans un premier temps, puis à moteurs. La voile devient alors un moyen de propulsion secondaire ou de secours. Les goélettes navires-écoles l’Étoile et La Belle Poule sont d’ailleurs les dernières répliques des fameuses goélettes paimpolaises, des bateaux de pêche élégants, robustes et maniables pour affronter les redoutables côtes d’Islande.

Les voiliers présents : ketchs auriques (langoustiers, thoniers, harenguiers...), goélettes auriques à huniers, grands cotres auriques.